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Translog LR
Newsletter Translog 14 juillet 2011
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JUILLET 2011

Françoise DUMAS, vice-présidente de la Région L-R en charge du développement économique

« Créer une culture interfilières »

Le 15 avril 2011 à l’Hôtel de Région, le contrat AGIR pour la logistique et les transports a été renouvelé pour une période trois ans. Le premier contrat de filière avait été signé le 1er juin 2007. 

Le secteur du transport et de la logistique a dégagé un chiffre d’affaires de 978 M€ pour 13 000 salariés en 2009, les 49 entreprises membres de Translog 400 M€  de CA pour 4 000 salariés.

Lors du précédent mandat, on était partis du constat que la taille des entreprises posait problème : 96% des entreprises ont moins de 10 salariés. C’est, certes, un avantage en termes de souplesse et de réactivité, mais cela pose la question de la masse critique. Il fallait que les entreprises apprennent à se connaître pour faire bloc.


L’axe prioritaire du mandat actuel vise à créer une culture interfilières. Il faut croiser les filières, elles sont interdépendantes ! Je le vois lors de mes déplacements et de mes visites d’entreprises : les TIC, la logistique, l’agroalimentaire, le médical…, tout se croise. L’objectif, c’est de travailler l’interfilières pour faire la différence en France et à l’international.


N’ayons pas peur d’être ambitieux. Nous avons des infrastructures et un potentiel d’intermodalité très importants dans cette région. Ce potentiel élevé crée une très forte attente. Pour avoir des délais plus courts, une meilleure qualité, une traçabilité des produits…, il convient de travailler à grande échelle.


Développons durablement la filière. Le prix des services n’est pas le seul aspect. Penchons-nous également sur les rejets de gaz carbonique. C’est tout l’esprit du label Objectif CO2 qui fonctionne très bien en Languedoc-Roussillon. Les routiers s’engagent à une réduction de pratiquement 10% d’émissions de CO2, soit 6 500 tonnes de CO2 en moins. L’enjeu est à la fois économique (action sur le coût) et écologique.


Enfin, nous souhaitons professionnaliser les acteurs, mettre en action des programmes de formation répondant aux besoins exprimés par les professionnels. Cette mise en adéquation est une volonté commune des représentants de la filière et de la Région.

 


Jean-Claude BRUNIER, président de Translog Sud de France

« Pour un transport propre »

 

Je tiens tout d’abord à remercier le Président Bourquin qui poursuit avec succès l’action entreprise par Georges Frêche. La Région a renouvelé sa confiance à TRANSLOG SUD DE FRANCE en signant un deuxième contrat AGIR (Accompagnement Global et Investissement Régional) pour la période 2011-2013.  Le développement durable est l’objectif prioritaire de ce nouveau contrat décliné en trois axes : innovation et approche interfilières, professionnalisation des acteurs, promotion de la filière et du territoire. 

Le programme d’actions 2011 est déjà bien avancé et comprend notamment la formation à l’écoconduite de 150 conducteurs, l’organisation d’un cycle de rencontres logistiques, la rédaction d’un livre blanc portant sur les bonnes pratiques en matière de logistique ou encore l’ouverture vers le secteur de la santé…


Concernant l'intermodalité, les infrastructures régionales se développent et le Languedoc-Roussillon compte désormais quatre pôles forts propices au report modal : Saint-Charles International à Perpignan, où la capacité du chantier de transport combiné a été doublée en 2010, pour 40 M€ d’investissements ; dans le Narbonnais, au carrefour des autoroutes A9 et A 61 ; autour du port de Sète, à la fois embranché fer et connecté au canal du Rhône à Sète ; enfin, à Laudun, dans le Gard rhodanien, où nous souhaitons voir aboutir le projet de création d’un terminal multimodal (fluvial, ferroviaire et routier).


Ces quatre points d’ancrage territoriaux réunissent les conditions d’un transport durable, où le secteur ferroviaire doit jouer à plein. A Sète, la renaissance du chantier de transport combiné donnera un avantage concurrentiel au port, dans le cadre de son trafic conteneurisé. On y retrouvera tous les bénéfices de ce mode de transport : désengorgement de la route, réduction d’émissions de CO2…


Avec le label Objectif CO2, le transport routier de marchandises, qui représente plus de 80 % des flux de fret, s’engage lui aussi massivement dans une démarche durable. Le transport propre, ce n’est donc pas seulement les modes alternatifs à la route (fluvial, maritime ou ferroviaire). C’est aussi la route elle-même où les entreprises fournissent beaucoup d’efforts.


Nos regards se tournent à présent sur l’avancement des deux projets de lignes ferroviaires nouvelles à grande vitesse qui concernent notre région : le contournement de Nîmes et de Montpellier (CNM, prévu pour 2017) et la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP, prévue pour 2020). Nous appelons de nos vœux la réalisation, au plus vite, de ces infrastructures vitales pour développer le fret ferroviaire, moderniser l’image de notre territoire, désengorger l’axe actuel et connecter l’Espagne au réseau européen à grande vitesse.


Enfin, je conclurai par l’importance de la dynamique interfilières qui sera la clé de notre compétitivité pour les prochaines années. C’est pourquoi nous nous attacherons à développer et diversifier les prestations logistiques et transport vers d’autres secteurs : agroalimentaire, eau, emballage, métallurgie, santé…


La dynamique interfilières, clé de l’économie régionale

Plus de partenariats entre les entreprises, débouchant sur du business, des synergies, une meilleure visibilité : c’est l’effet contrat de filière, impulsé par Georges Frêche lors de son premier mandat. D’ici à 2013, le nouvel enjeu est la mise en place d’une dynamique interfilières. La signature simultanée des deux contrats de filière "logistique et transports" et "agroalimentaire" traduit cette volonté.

« NTIC, logistique, agroalimentaire, médical… Il faut croiser les filières, elles sont interdépendantes. Il y a un vrai potentiel de développement dans cette démarche, qui correspond à une attente des acteurs, déclare Françoise Dumas, vice-présidente de la Région Languedoc-Roussillon déléguée au développement économique. Travailler l’interfilières permet de faire la différence en France et à l’international. Ce tricotage transversal dégage un appel d’air très important. On aura à tirer parti de cette demande. On l’a bien vu à e-connec’ Sud. 700 personnes sont venues, essentiellement des professionnels. Les différentes sociétés présentes étaient très satisfaites, avec de vrais contacts. »

Exemple soulevé par l’élue : « La filière agroalimentaire est confrontée à des problèmes d’approvisionnement sur des points de vente. En cause : des petits volumes, générant une logistique peu compétitive. Seules la massification des marchandises et l’optimisation des flux peuvent permettre le déploiement de ces marchés. Ce secteur a un besoin énorme de logistique pour se développer et être concurrentiel. C’est évident. L’avenir de l’agroalimentaire passe par la diversification de son réseau de distribution : magasins de terroir, e-commerce, restauration collective… ».


Une nouvelle culture

« On a arrêté de travailler en vase clos depuis début 2010, se félicite Brigitte Bouillut, directrice de LRIA. Nous avons fait travailler nos entreprises sur les flux d’informations et de matières. Nous allons associer plus systématiquement le secteur agricole et renforcer ainsi les liens entre les différents acteurs de la production alimentaire. » Des actions ont déjà été montées sur des problèmes concrets en matière de logistique, comme celui de l’approvisionnement (fromageries de Lozère) de la restauration collective (autour de Carcassonne). « La filière touristique devrait, elle aussi, faire l’objet d’un rapprochement avec l’agroalimentaire », ajoute Brigitte Bouillut.


En 2011, Translog Sud de France compte bien étendre sa « toile » logistique à plusieurs secteurs : « agroalimentaire, eau, emballage, métallurgie, santé… », renchérit son président, Jean-Claude Brunier. « L’approche interfilières est une nouvelle culture, insiste-t-il. Les professionnels n’interviennent pas pour eux, mais pour l’ensemble des acteurs de la filière.» D’où le foisonnement de manifestations, comme autant de messages pédagogiques : Connec’Sud à Narbonne en juin 2010, Logistiq’ia à Agropolis International en décembre 2010, e-connec’Sud le 14 juin dernier à Montpellier… Tous les secteurs sont concernés par les activités de transport et de logistique et leurs évolutions. Pour développer de nouvelles solutions et mener des actions pertinentes, les entreprises doivent faire converger leurs projets.


L’aspect interfilières ne signifie pas que chaque filière n’a plus ses problématiques propres. Le volet social sera abordé dans le nouveau de contrat de filière LRIA, avec une partie sur les ressources humaines du secteur. « Nous souhaitons développer l’épargne salariale, annonce Brigitte Bouillut. Une nouvelle campagne de communication va également démarrer. »


Le report modal sur les rails

 

Les outils du report modal émergent en Languedoc-Roussillon. Quelques exemples : extension du chantier de transport combiné à Perpignan (40 M€ d’investissements) en 2010, montée en puissance de l’autoroute ferroviaire Le Boulou/Bettembourg, projets de relance du terminal rail/route du port de Sète et de création d’un terminal multimodal à L’Ardoise dans le Gard rhodanien, recalibrage (50 M€) du canal du Rhône à Sète entre Sète et Saint-Gilles d’ici à 2015, mise en place d’un cabotage maritime à partir de 2014 par Lafarge Ciments entre ses usines de Port-la-Nouvelle, Sète et Fos-sur-Mer, réactivation par Ferropem (Gard) de sa desserte ferroviaire à partir de septembre 2011…

La Région Languedoc-Roussillon, aux côtés des services de l’Etat, identifie des zones propices au report modal dans la région. Quatre points d’ancrage forts ont été identifiés : Perpignan, Narbonne, Sète et le Gard rhodanien.


De son côté, Réseau Ferré de France (RFF) avance sur les deux projets de ligne nouvelle à grande vitesse mixtes (fret / voyageurs) : contournement de Nîmes et Montpellier (CNM) et ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP).  Le 4 juillet, RFF a adressé aux trois groupements candidats (Bouygues TP, Eiffage et Vinci Concessions) les documents leur permettant de remettre une offre finale pour le projet de réalisation des 80 km de ligne nouvelle entre Nîmes et Montpellier. La remise finale des offres respectives est fixée à la mi-octobre. « L’objectif est de choisir le titulaire du contrat de partenariat public-privé d’ici à la fin de l’année (RFF tient un conseil d’administration à Paris le 15 décembre) », indique le communiqué. La ligne (coût estimatif : 2 Md€, hors gares nouvelles) devrait entrer en service en 2017. Elle prévoit deux gares nouvelles, à Montpellier Odysseum (dès 2017) et à Nîmes Manduel (encore soumis à étude).


Ligne Montpellier-Perpignan : la facture monte à 7 Md€ en cas de mixité totale

Egalement le 4 juillet, RFF a organisé le 2ème comité partenarial sur le projet de ligne nouvelle Montpellier-Perpignan, au Mas de Saporta à Lattes. Ont été présentées la bande de 1 000 mètres à l’intérieur de laquelle s’inscrira le tracé de la future ligne (environ 155 km, coût : entre 5,5 Md€ et 7 Md€, livraison à l’horizon 2020) et la prochaine étape. Celle-ci prévoit la définition d’un tracé plus étroit (120 mètres de large) et de la desserte du territoire (gares nouvelles). La mixité fonctionnelle de la ligne est en question entre Narbonne et Perpignan, a indiqué RFF. Sur ce tronçon, la ligne existante compte en effet deux fois moins de TER qu’entre Nîmes et Sète, ce qui pourrait permettre aux trains de fret de continuer à emprunter la ligne existante. La facture en serait réduite de quelques centaines de millions d’euros, ce qui peut peser lorsque viendra l’heure du tour de table financier.


Tout n’est cependant pas rose en matière de report modal. La route reste de très loin le mode de transport privilégié des marchandises (plus de 80%). Des parcs d’activité en devenir, comme La Méridienne à Béziers, ne sont aménagés que par rapport à la route (carrefour A9/A75 en l’occurrence). Le chantier de transport combiné de Perpignan n’est utilisé qu’à 30% de ses capacités. Heureusement, une gouvernance est en train de se mettre en place entre la Saeml, la Région Languedoc-Roussillon et RFF. Enfin, les entreprises n’ont pas forcément le réflexe ferroviaire, la qualité de services restant peu satisfaisante. Ainsi Système U implante une nouvelle plateforme logistique à Clermont-l’Hérault, à l’embranchement des autoroutes A75 et A750, et Orchestra achève la construction de sa plateforme en façade autoroutière, le long de l’autoroute A9, à l’est de Montpellier. Politiques et chefs d’entreprises doivent se positionner plus clairement pour préparer le transport propre et durable de demain.


Avec Objectif CO2, le transport routier régional innove

Et oui, le transport routier peut être innovant ! En attestent les sept PME supplémentaires de transport routier de marchandises du Languedoc-Roussillon qui viennent d’adhérer au dispositif « Objectif CO2 : les transporteurs s’engagent », visant à encourager les bonnes pratiques* en matière d’émissions de CO2.

Ces nouvelles entreprises qui jouent la carte « verte » sont les Gardois Berthaud Languedoc, Bonicoli et Transports Claude Roux, les Catalans STR Satar Transport Roussillon et Transports Escande Services et Logistique, l'Audois Bacou et l’Héraultais Rouillé-Coulon.


Le lancement de l'opération a eu lieu en octobre 2009 : avec 35 entreprises signataires (dont quatre transporteurs de voyageurs), la région atteint presque,  à mi-parcours, les objectifs régionaux de l’Ademe (40).

150 conducteurs formés à l’écoconduite

D’après Bertrand Dumas, actif chargé de mission en L.-R., la motivation première des transporteurs est économique (pour 75 % des TPE/PME). « Les gains potentiels sur le gazole sont les bienvenus, surtout en ce moment... » Viennent ensuite des intérêts commerciaux. « Les chargeurs commencent à être sensibles à ces questions. Etre labellisé Objectif CO2 permet de se démarquer de la concurrence, voire de rentrer dans des cahiers des charges. » L’image de l’entreprise, « et du transport routier en général », ainsi qu’un réel souci environnemental, sont également avancés par les transporteurs interrogés.

150 conducteurs des entreprises régionales se forment par ailleurs cette année à l’écoconduite. Monté avec l’Opca Transport et l'ADEC en région Languedoc-Roussillon, le projet implique trois organismes de formation : l’Aft Iftim, Volvo Truck et Euro Team Capelle. « C’est une action choisie par tous les transporteurs, précise Bertrand Dumas. C’est là que les gains sont les plus importants. »

* Quatre axes identifiés : véhicule, carburant, conducteur et organisation des flux de transport.

 


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