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Newsletter Translog Novembre 2011
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NOVEMBRE 2011

TOP TRANSPORT A MONTPELLIER EN OCTOBRE 2012

Bonne pioche ! En octobre 2012, Montpellier accueillera la convention d’affaires Top Transport au palais des congrès du Corum à Montpellier (organisateur : Adhésion  Group). Motif : le palais du Pharo à Marseille, qui héberge habituellement la manifestation, sera alors en pleins travaux.

La Région Languedoc-Roussillon a su déployer atouts et arguments pour accueillir l’édition 2012 sur son territoire. Une belle opportunité qu’elle entend bien transformer pour asseoir la position du Languedoc-Roussillon comme un territoire majeur en matière de logistique.


Environ 400 prestataires logistiques, chargeurs nationaux et internationaux, sont attendus dans la capitale languedocienne. C’est un honneur et c’est très positif. Les entreprises du Languedoc-Roussillon vendront bien sûr leurs services, mais nous vendrons aussi la région au sens large, sa qualité de vie. Nous devons profiter de cette manifestation nationale, voire internationale, pour faire valoir nos avantages concurrentiels.


Sud de France Développement et Translog préparent déjà activement le rendez-vous, avec le soutien financier de la Région. Les rencontres d’affaires se dérouleront sur un jour et demi. La demi-journée de clôture sera consacrée à des visites d’infrastructures, notamment le port de Sète, des conférences et des ateliers, dont certains seront probablement consacrés à la mission Objectif CO2. Nous placerons le transport durable, l’innovation technologique et l’offre multimodale au cœur de notre message.


DISTRIBUTION URBAINE


AVEC ASTRE CITY, TRANSPORTS CABAILLE LIVRE ECOLO DANS LE CENTRE DE PERPIGNAN

 

A Perpignan, Transports Cabaillé* s’évertue à desservir proprement et efficacement le centre-ville, à travers Astre City, concept de distribution écologique urbaine lancé il y a trois ans à l’échelle de l’Europe.

« Notre métier est polluant et embarrassant, constate Eric Cabaillé. On utilise le domaine public avec les poids lourds, on gêne la circulation… D’où notre volonté de faire en sorte que notre empreinte soit la moins polluante possible, notamment dans les hypercentres des villes moyennes. »


Le cahier des charges d’Astre City est à la fois « simple et lourd » : utilisation de technologies moteur de dernière génération (Euro 5 , 6 et norme EEV), carrosserie recyclable, hayon dont les caractéristiques permettent de limiter le bruit de fonctionnement, transpalettes électriques avec roues en gomme pour limiter le bruit et monter les trottoirs, personnel formé à l’éco-conduite, aux comportements éco-responsables et à la conduite en ville. « Ce ne sont pas les mêmes personnes qui livrent sur Astre City et sur le reste de notre flotte, précise Eric Cabaillé. Ils ont un diplôme, le CLU (conducteur livreur urbain), délivré par notre organisme de formation (AFT). Le tout complète notre engagement au travers de la charte CO2 signée avec l’Ademe depuis deux ans.»


L’Agglo de Perpignan desservie dès 2012

Alors qu’Astre City couvre 400 villes en Europe, et vise les 800 villes en 2012, Cabaillé intensifie ses efforts de desserte de l’agglomération perpignanaise. A ce jour, trois véhicules, un 3,5 T, un 4,5 T et un 19 T, sillonnent la ville sous la bannière Astre City. Les clients : « certains viticulteurs, notamment dans le domaine du bio, une conserverie, et globalement, des produits à forte valeur ajoutée : cosmétiques, maroquinerie, produits pharmaceutiques, téléphonie mobile et électroménager. » Dès 2012, deux autres porteurs (19 T) vont être acquis (200 K€) pour desservir toutes les communes de Perpignan Méditerranée. Les services de l’Etat, associations de commerçants, CCIT, agglomération, mairies…, ont été rencontrés dans ce sens. Eric Cabaillé précise « qu’il a la possibilité de distribuer pour des confrères qui souhaitent bénéficier du service Astre City pour leur distribution finale. »


Encore quelques obstacles

Le prix du transport durable a un coût : « environ 10% plus cher. Et la crise n’aide pas à des décisions en faveur du développement durable », regrette Eric Cabaillé. Autre écueil à l’essor définitif d’Astre City : « A Perpignan, les contraintes horaires de livraison ne sont pas respectées. Beaucoup de poids lourds continuent de livrer après 10 h du matin. Comme bon nombre de villes provinciales, les livraisons en compte propre (restaurants, brasseurs…) sont légion. »
 
Pour mieux vivre ensemble la ville, et diminuer l’impact des camions, Eric Cabaillé en appelle au bon sens général. « Ce n’est pas qu’une question d’argent. Les citoyens sont les premiers à dire : ‘ça suffit, il faut moins de véhicules sur les routes’. Mais beaucoup achètent les produits les moins chers fabriqués de l’autre côté de la planète… On est tous complices ! Les camions propres ne suffisent pas. Il faut agir tous ensemble plus intelligemment. »


Plus sur www.astrecity.eu


* Le Boulou. Transport de marchandises générales et industrielles pour les industriels et la grande surface orientée bricolage. Parc de 25 véhicules (du moins de 3,5 T au 44 T). 35 collaborateurs. CA 2010 : 3,5 M€. Membre du réseau Astre, premier réseau européen d’entreprises indépendantes de transport et de logistique.


ROCH DOMERGUE, GERANT DE LABEL ROUTE* (MONTPELLIER ET NIMES, 21 SALARIES)
 

 

Quelles sont les problématiques réglementaires de la distribution urbaine à Montpellier ?
Livrer dans le centre de Montpellier est de plus en plus compliqué. La ville (260 000 habitants, NDLR) dispose de l’une des plus grandes zones piétonnes de France. De plus, les plages horaires de livraisons sont restreintes. Dans la plupart des grandes villes, on peut livrer jusqu’à 11 h. A Montpellier, c’est 10 h. Cela pose un gros problème logistique. Enfin, je regrette que dans l’élaboration des plans de déplacements urbains, l’aspect de la livraison ne soit pas une priorité.


Quelles sont les problématiques d’exploitation pour la livraison et les solutions trouvées ?
Une plateforme de logistique urbaine a été installée au marché d’intérêt national, dans la zone Garosud, à proximité immédiate de l’hypercentre de Montpellier. Cette plateforme est utilisée par différents clients et transporteurs. On travaille par exemple avec des producteurs de vins du Languedoc. Mieux vaut qu’un seul véhicule passe chez eux, plutôt que chacun d’entre eux descende avec sa voiture chargée de trois cartons !


A partir de cette plateforme, nos cinq véhicules électriques Goupil desservent le centre-ville. Ils peuvent circuler dans la zone piétonne toute la journée. L’avantage est donc écologique, et pratique. Ces véhicules, de petite taille (trois mètres cube), transportent des colis, livrent des restaurants, des cinémas... Mais leur usage est strictement urbain : ils n’ont que 60 km d’autonomie et ne circulent qu’à 30 km/h.


Quelles sont, selon vous, les perspectives environnementales et l’avenir de la distribution urbaine ?
Le recours à des véhicules électriques a une dimension écologique. J’y suis attaché. L’argent n’est pas au cœur du projet Label Route. Ce qui m’importe, c’est une démarche durable, humaine. Ainsi, sur 21 salariés, j’emploie 15 personnes en insertion.


Nous projetons de nous implanter à Perpignan en 2012. La création de cette nouvelle agence créera une dizaine d’emplois à terme. A ce jour, la distribution urbaine représente 50% de notre activité. A terme, je vise 75%. Il y a de l’avenir dans la logistique urbaine. Et quand on est spécialiste, on n’en devient que meilleur. Les communes elles-mêmes, à la recherche de solutions, nous consultent. La logistique urbaine demande une organisation différente du transport classique. Des innovations sont à l’étude, comme l’utilisation du tramway, la nuit, pour livrer des marchandises. A Montpellier (qui comptera quatre lignes de tramway en avril 2012, NDLR), on y réfléchit. Ça peut se faire.


Plus sur www.labelroute.fr

* La Région Languedoc-Roussillon a soutenu la création de LABEL ROUTE et accompagne son développement


DEVELOPPER UNE LOGISTIQUE DE LA SANTE

« La santé est un secteur économique de poids dans la région, avec une activité de 4 Md€ : CHU de Nîmes et Montpellier, maisons de retraite, cliniques, hôpitaux, constate Jean-Charles Foschia (Adéquations, Baillargues).
En même temps, c’est un secteur très peu structuré d’un point de vue logistique. Les établissements de santé achètent livraisons incluses sur des petites commandes. »


En clair, des réponses logistiques opérationnelles à donner par les PME de la région… C’est la raison pour laquelle Translog Sud de France et l’ARS (Agence Régionale de la Santé) réalisent deux études, l’une côté logistique et l’autre côté achats. Les deux poursuivent le même objectif : faire émerger une solution logistique collaborative adaptée, à travers laquelle les transporteurs régionaux s’approprieront la logistique de la santé.

Translog veut créer un HUB régional de la santé
Pilotée par Jean-Charles Foschia, l’étude de Translog cible les établissements de santé et leurs fournisseurs, les industriels de la santé en région (Biomeridies, Eurobiomed, Horiba ABX, Askle Santé…). Après restitution d’un bilan à mi-étape fin octobre, le rendu final de l’étude est prévu fin décembre.

Un premier bilan fait ressortir que les stocks sont importants et les transports pas optimisés. « Ça nous conforte dans l’idée qu’il y a un vrai besoin sur cette partie-là pour accompagner les établissements de santé dans la structuration de leurs schémas d’approvisionnement, indique Jean-Charles Foschia. Beaucoup ne s’occupent pas du transport de ce qu’ils achètent et ne maîtrisent pas l’intérêt économique qu’il peut y avoir à se faire livrer localement. La petite livraison est pourtant consommatrice de CO2. » 

Mutualiser et rationaliser les tournées auraient deux intérêts : écologique, en limitant les émissions de CO2, et économique, en réduisant les niveaux de stocks, aujourd’hui très importants, chez les fournisseurs et dans les établissements. Dans cet esprit, une plateforme de massification régionale pourrait voir le jour. Elle accueillerait et traiterait médicaments, dispositifs médicaux et produits d’entretien pour l’ensemble des établissements de santé de la région.
 
« La massification mécanique crée un effet de levier évident. Pour l’actionner, il faut travailler sur leurs flux avec de grosses structures . » Deux acteurs majeurs de la santé en région, le CHU de Montpellier et celui de Nîmes, sont intéressés à ce jour. D’ici la fin de l’année, l’étude va définir les besoins logistique et transports des industriels de la santé afin d'élaborer les solutions collaboratives qui permettraient à Translog et ses adhérents de répondre à leurs besoins.



L'ARS pilote une action de groupement d'achats

Marie-Catherine Moraillon, responsable du pôle « Soins Hospitaliers » à la direction de l’offre de soins et de l’autonomie de l’ARS Languedoc-Roussillon, rappelle tout d’abord que l’amélioration de la performance des établissements de santé passe par plusieurs composantes. « On pense à la performance financière, mais il y a d’autres champs, la qualité de la prise en charge des patients, l’organisation, la gestion des ressources humaines dans les établissements, les systèmes d’information, la mise en place de nouvelles organisations internes – avec davantage de délégations de gestion. »

L’ARS va démarrer un projet poussé au niveau national portant sur le domaine des achats. Deux dispositifs ont déjà été mis en place avec les professionnels à partir de 2006 : un réseau d’acheteurs régional (Résah-LR) qui regroupe les directeurs des services économiques des établissements publics de santé de la région et une plateforme collaborative Internet pour les achats groupés (partage d’expériences, élaboration d'un cahier des charges). Ces deux dispositifs sont hébergés au CHU de Montpellier.


Aujourd’hui, l’ARS veut agir sur l’amélioration des achats dans les établissements publics de santé (18 Md€ par an au niveau national). L’objectif est de gagner 5% sur le volume des achats en trois ans, l’ARS intervenant en appui régional auprès des établissements. Un animateur est en cours de recrutement. Il aura pour mission de faire progresser les établissements en termes de professionnalisation et de promouvoir  « toutes les actions possibles de mutualisation, d’amélioration de la négociation ». En effet « après les dépenses de personnel (70% des dépenses), les achats sont le deuxième poste de dépenses des établissements », souligne Marie-Catherine Moraillon.

Les deux axes majeurs sur l’objectif d’amélioration de performance :

  • professionnalisation de la fonction achat dans les établissements. 
  • réalisation de gains en termes d’économies et de qualité de services, à la fois par la mutualisation des achats, l’amélioration de la qualité de la négociation, la juste évaluation du besoin…

Quels liens entre Translog et l'ARS ?
« On est partie prenante du projet de plateforme de massification régionale, souligne Marie-Catherine Moraillon. La performance des acteurs de santé en matière d'achats et de logistique au sens large fait partie de nos préoccupations. Résah LR est missionné par l’ARS pour faire l’état des lieux de l’organisation logistique des établissements. L’étude sera restituée en mars 2012. "Un exemple de plateforme médico-logistique existe à Carcassonne. « Elle est organisée en groupement de coopération sanitaire, plusieurs établissements de santé l’utilisent.»


A terme, la logistique de la santé pourrait dépasser « les établissements de santé et s’intéresser également aux structures médico-sociales, notamment les établissements accueillant des personnes âgées dépendantes. C’est une extension que l’on pourrait envisager », conclut Marie-Catherine Moraillon.

OBJECTIF CO2 : 45 ENTREPRISES SIGNATAIRES DE LA CHARTE EN FIN D’ANNEE

La mission « Objectif CO2, les transporteurs s’engagent », financée par l’ADEME et la Région Languedoc-Roussillon, arrive aux deux tiers de la mission (octobre 2009-octobre 2012). A ce jour, 35 entreprises de la région Languedoc-Roussillon, soit 2,3% des établissements, ont défini un programme d’action. Dix entreprises de plus auront signé avant la fin de l’année.


Deux nouveautés : l’ouverture aux entreprises de transport de voyageurs (interurbain) et la création de nouvelles actions, précise Bertrand Dumas, chargé de mission.

A ce jour 71 entreprises (60 TRM et 11 TRV ont manifesté leur intérêt. En France, 409 entreprises sont engagées (1,1% des établissements).
En L.-R., 1 174 véhicules et 1 352 conducteurs sont concernés. 47% des entreprises impliquées dans la charte comptent entre 10 et 49 salariés, 29% entre 2 et 9 salariés et 12% entre 50 et 249 salariés. La région joue le jeu, on se situe en 4ème position au niveau national en nombre d’adhérents, mais en tête par rapport au nombre d’établissements potentiels en Languedoc.

L’objectif d’engagement de réduction de ces entreprises est en moyenne de 11% sur les trois ans, ce qui représente plus de 9 000 tonnes de CO2 et plus de 3 000 000 tonnes de litres de gazole économisés. En moyenne, les émissions de CO2 baissent de 4,5% (CO2 t/km), avec un objectif de 11% à trois ans.

Des actions parallèles sont menées, souligne Bertrand Dumas :

  • Formation éco-conduite avec l’Opca transport et l’Adec L-R (Action de Développement de l’Emploi et des Compétences). Cette opération a permis à 123 conducteurs à se former à l’éco-conduite.
  • Système de récupération des certificats d’économie d’énergie et valorisation financière. « Beaucoup d’adhérents à la charte n'atteignent pas le seuil minimal d'économies d'énergie permettant le dépôt d'une demande de certificat. Par contre, si on cumule les performances de plusieurs entreprises ce niveau peut être dépassé. On peut alors négocier avec un obligé pour le rachat des CEE des adhérents à la charte. Cette opération permettrait à la fois de firnancer les entreprises et de financer la mission Objectif CO2. » 
  • Lien entre l’objectif CO2 et le risque routier (Carsat – Caisse d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail). « Dans ce partenariat, j’informe les entreprises du contrat de prévention et la Carsat informe de la démarche « Objectif CO2 ». « Nous avons des actions communes : géolocalisation des véhicules, éco-conduite, sécurisation du travail… »
  • Intervention à l’IUT de Perpignan (licence pro et 2ème année). 
  • Réalisation d’une revue de presse sur le thème de l’éco-transport et de la logistique.

L’EMERGENCE DES CERTIFICATS D’ECONOMIE D’ENERGIE (CEE)

Le 6 octobre, lors de l’assemblée générale de Translog Sud de France à la CCIT de Montpellier, Thomas Mathieu, manager développement durable à la Supply Chain de Carrefour France, a détaillé auprès des adhérents le processus de Certificat d’Economie d’Energie (CEE), avec son point de vue d’ « obligé ».

Thomas Mathieu a rappelé à l’assistance les grands enjeux énergétiques (protocole de Kyoto, Grenelle de l’Environnement) : diviser par un facteur 4 d’ici à 2050 les émissions de CO2. Pour atteindre un tel objectif, la loi POPE (programme fixant les orientations de la politique énergétique) impose 2 % de réduction, par an, d’ici à 2015, de la consommation énergétique ; et 2,5 % de réduction, d’ici à 2030, de l’intensité énergétique finale.

Un marché d’échange de certificats voit le jour, avec d’un côté des acteurs soumis à l’obligation légale (ils doivent acquitter une certaine quantité de certificats) et, de l’autre, des acteurs réalisant des économies d’énergies (ils fournissent des économies d’énergies certifiées).

« Les entreprises qui vendent aux consommateurs finaux du gaz, de l’électricité, de la chaleur, du fioul domestique, du froid ou des carburants sont soumises à des obligations d’économie d’énergie, explique Thomas Mathieu. Ces entreprises, dites ‘obligés’, peuvent se libérer de ces obligations soit en réalisant directement ou indirectement des actions d’économies d’énergie qui sont valorisées sous forme de certificats d’économie d’énergie (CEE), soit en achetant ces CEE. » A défaut de respecter leurs obligations, les obligés sont redevables d’une pénalité financière, non déductible fiscalement.


Comment générer des CEE ?
Les opérations d’économies d’énergie peuvent être menées dans tous les secteurs d’activité : résidentiel, tertiaire, industriel, agricole, transport… Des fiches d’opérations standardisées, définies par arrêtés, ont été élaborées pour faciliter le montage d’actions d’économies d’énergie. Les certificats délivrés sont exclusivement matérialisés par leur inscription sur un compte individuel dans le registre national des CEE, avec un minimum de 20 GWh. Le registre permet également de fournir une information publique régulière sur le prix moyen d’échange des certificats – l’ensemble des transactions d’achats et de vente étant enregistré.


Carfuel, l'obligé du Groupe Carrefour
Thomas Mathieu a ensuite présenté Carfuel, acteur obligé du Groupe Carrefour (filiale à 100 %). Avec 170 000 clients, Carfuel est le 2ème distributeur pétrolier français (carburant et fioul domestique).

La politique CEE de Carfuel repose sur quatre types d’opérations :

  • Mise en place d’un programme d’investissements pluriannuels pour la réduction des consommations énergétiques de la supply chain, des magasins et de l’activité immobilière. 
  • Vente de produits éligibles au dispositif de CEE : lampe de lasse A, lave-linge domestique de classe A+ à A+++, appareil de froid domestique de classe A+ ou A ++. 
  • Opérations avec des partenaires. 
  • Achats de CEE sur le marché.

Des "actions" transport
Carfuel et TAB (Saint-Jean-de-Védas) sont en négociations avancées. Carfuel ferait l’acquisition d’une UTI (unité de transport intermodal) neuve (caisse mobile ou semi-remorque à prise par pinces) dédiée au transport combiné rail-route. Les exigences de Carfuel : arrivée et/ou départ en France ; relevé de trafic donnant le nombre de voyages réalisés en France par l’UTI concernée, sur une période d’essai de 12 mois consécutifs. 

« On accompagne des transporteurs en lien avec notre activité, explique Thomas Mathieu. On les aide à investir dans l’acquisition de nouvelles caisses mobiles. On récupère ainsi des certificats d’économie d’énergie, et on incite les partenaires à aller dans ce sens. » L’intérêt pour les transporteurs ? « Avoir une part pas négligeable (entre 15 % et 20 %) de la part de Carrefour sur l’achat de nouvelles caisses mobiles. »
Pour l’instant, Carrefour a surtout contacté des gros transporteurs. « Pour les entreprises de taille moyenne, le sujet CEE est encore un peu technique. D’où ma présentation à Montpellier. Il faut montrer que l’Etat met en place des dispositifs incitant à la réduction de consommation d’énergie. L’étape suivante consiste à s’engager avec des partenaires potentiels sur ces sujets. »

Avantage concurrentiel de Carfuel, d’après Thomas Mathieu : « La supply chain de Carrefour France est l’interlocuteur direct de la PME. Il n’y a pas d’entreprise intermédiaire. Nous ne voulons pas saupoudrer d’intermédiaires. »

Translog Sud de France veut élargir le spectre de ses transporteurs partenaires. « Cela peut passer par un regroupement de CEE, permettant un rachat par un obligé. En L.-R., Objectif CO2 travaille sur cette piste. La formation à l’écoconduite, la télématique embarqué, le suivi des consommations de carburants, sont pertinents dans la démarche », confirme Thomas Mathieu.

Et de conclure : « D’autres enseignes se focalisent plus sur les consommateurs. Nous pensons qu’il faut mobiliser nos partenaires et nos fournisseurs, en échangeant de manière collaborative avec toutes les parties prenantes, aussi différentes soient-elles. »

ACTUALITES

Retrouvez sur le site de TRANSLOG les principales actualités du secteur transports/logistique en Languedoc-Roussillon.

A LA UNE :


Express Marée vise un CA de 38 M€ en 2012

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Pour la construction du contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier (80 km de ligne nouvelle, coût estimatif : 2 Md€), Bouygues TP et Vinci sont en finale, Eiffage ayant retiré son offre. Les offres définitives ont été remises à Réseau Ferré de France (RFF) le 24 octobre. Le lauréat sera désigné début 2012, indique RFF.
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